Effets secondaires de Tylenol

Tylenol 3

Effets secondaires de Tylenol

Tylenol 3 est le médicament le plus fréquemment utilisé pour soulager la douleur aiguë et il est souvent utilisé suite à des procédures chirurgicales ou dentaires mineures. Certains patients se plaignent que Tylenol 3 ne fonctionne pas pour eux, tandis que d’autres éprouvent des nausées extrêmes, des étourdissements et certains symptômes de délire. Ces effets secondaires peuvent être tellement handicapants que ces personnes peuvent préférer endurer la douleur plutôt que les effets secondaires. Malheureusement, lorsque ces personnes recherchent des analgésiques alternatifs, les médecins ont tendance à prescrire des opioïdes plus puissants comme l’Oxycontin et le Percocet, mais souvent, cela n’aide pas non plus.

Pourquoi Tylenol 3 ne fonctionne pas pour certains patients?

Tylenol est une appellation commerciale connue pour l’acétaminophène et le chiffre 3, dans Tylenol 3, représente le 30 mg de codéine ajouté au produit. La codéine est le composant additionnel responsable de l’effet supplémentaire. La codéine, un analgésique modérément efficace, est aussi un composant commun de nombreux sirops contre la toux. La réponse de chaque individu au traitement avec Tylenol 3 dépend de sa capacité à métaboliser la codéine en morphine. La transformation de la codéine en morphine dans le foie est une étape critique, car la codéine en tant que telle n’est pas pharmacologiquement active et efficace.

L’enzyme hépatique appelée CYP2D6 effectue le travail de métabolisation de la codéine. Certains individus naissent avec une forme inactive de l’enzyme, ils sont catégorisés en tant que métaboliseurs pauvres du CYP2D6 et sont incapable de métaboliser la codéine de façon rapide et efficace. Environ 10% des Caucasiens sont des métaboliseurs pauvres de la codéine. Ce taux est plus élevé dans d’autres groupes ethniques, en particulier chez les Asiatiques. Les métaboliseurs pauvres ne bénéficieront pas de l’utilisation de Tylenol 3, car leur corps ne peut pas le convertir en morphine. Pire encore, ces personnes ne répondront pas non plus à un traitement avec des analgésiques plus puissants comme l’Oxycontin (oxycodone) et le Percocet (acétaminophène et oxycodone) pour la même raison – ils ne peuvent simplement pas convertir les pro-opioïdes en produits chimiques actifs. En général, parce qu’ils n’en connaissent pas la cause sous-jacente, les médecins ont tendance à augmenter la dose du médicament ou à le remplacer par d’autres formulations similaires, stratégie qui au final n’aura aucun impact sur l’amélioration de l’état du patient.

La douleur aiguë non contrôlée augmente le risque de développer une douleur chronique. Même un simple traitement de canal (radiculaire) peut causer une douleur chronique dévastatrice. Pour certains patients, les antiépileptiques comme la carbamazépine, la gabapentine et la prégabaline se sont avérés plus efficaces pour contrôler la douleur chronique que le Tylenol 3, l’Oxycontin et le Percocet.

Le délire causé par la codéine est un autre problème qui touche certaines personnes prenant du Tylenol 3. La prise de Tylenol 3 peut entraîner une exaltation rapide, accompagnée d’une vision floue, d’une élocution déficiente et d’une atteinte de la motricicité. Cela peut se produire lorsque les patients métabolisent la codéine en morphine plus rapidement que la normale. Ces personnes, appelées métaboliseurs ultrarapides, ont ressenti un soulagement complet de la douleur, mais de courte durée en utilisant le Tylenol 3. La duplication du gène CYP2D6 entraîne un métabolisme accru de la codéine, ainsi que de l’oxycodone et du Percocet, rendant ces personnes plus sensibles à tous les pro-opioïdes. Les métaboliseurs ultrarapides présentent un risque accru de surdosage accidentel, surtout s’ils reçoivent une forte dose de ces médicaments.

Gord, l’un de nos clients, nous a dit qu’il ne pouvait pas tolérer Tylenol 3 et qu’il préférait souffrir plutôt que d’éprouver la sensation de malaise et les effets secondaires causés par la codéine. Il a dû éviter l’utilisation de puissants analgésiques pendant qu’il était hospitalisé parce que le Percocet lui causait un délire important – il se sentait complètement dysfonctionnel parce que «tout tournait autour de lui, et tous les objets changeaient constamment de forme». Les tests génétiques ont révélé qu’il possède en fait une duplication du gène CYP2D6. Pour les métaboliseurs ultrarapides, l’utilisation de l’ibuprofène et des autres AINS, ainsi que des médicaments inhibiteurs de la COX2 et des antiépileptiques pourraient constituer un meilleur choix plus sécuritaire.

Les femmes qui allaitent pendant qu’elles prennent du Tylenol 3 ou de la codéine peuvent produire une forte concentration de morphine qui se retrouvera aussi dans leur lait, ce qui peut provoquer un surdosage accidentel chez les bébés – ce risque augmente considérablement chez les métaboliseurs ultrarapides.

Comment pouvez-vous savoir quel médicament est bon et sans danger pour vous et vos proches?

La réponse est très simple – les tests génétiques pour vérifier les variations associées au gène CYP2D6 peuvent vous dire quel type de métaboliseur vous êtes. Le moment idéal pour faire ce test est avant de commencer à prendre le médicament afin d’éviter le risque d’effets secondaires graves. Malheureusement, beaucoup de gens attendent qu’il soit trop tard – faites-vous tester aujourd’hui pour avoir l’esprit tranquille!

Quelle est la prochaine étape?

Si vous souhaitez en apprendre plus pour savoir comment trouver le bon traitement contre la douleur grâce aux tests génétiques, continuez à lire cet article de blog: «Êtes-vous Tylenol ou Advil? Soulager la douleur grâce à la génétique».

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